mardi 26 juillet 2011

Harry Potter and the Deathly Hallows - Part 2 - mon humble avis

Avant d'entamer cette critique, j'ai relu celle que j'avais faite pour la première partie. Je me suis trouvée un peu sévère, a posteriori, sur la note que je lui avais donnée. Alors avant de passer aux choses sérieuses, je tiens à corriger ma note : au lieu d'un 5,5, je donne un 6/10. (En vérité, j'ai l'intention de donner le 5.5 au second volet, mais chut chut, je ne veux pas spoiler la fin de ma critique !)








Rappel des faits :

Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort.






Bon alors, tout d'abord, je m'insurge : à Clermont-Ferrand, il est impossible de voir Harry Potter en VO. Or, comme je l'ai dit dans la critique du premier épisode, le jeu des comédiens est tout à fait amoindri par la VF. Sérieusement, si j'avais jamais vu Daniel Radcliffe en VO, je refuserais catégoriquement de l'embaucher, même pour de la figuration. Heureusement pour lui que j'ai vu la première partie à Paris hein !

Et je m'insurge aussi à propos de la 3D. Bon, j'ai toujours été convaincue que la 3D était un gadget. Ou alors faut qu'elle soit super bien gérée, et utile à l'image. Là, elle est mal fichue, et elle n'apporte strictement rien. Les effets spéciaux sont pas mal faits hein (c'est un minimum syndical pour un film pareil), mais deux dimensions leur suffisent amplement.

Voilà, j'arrête de m'insurger.
Alors que vaut ce film, réellement ? C'est le même problème que pour tous les films Harry Potter, à savoir que si tu n'as pas lu le bouquin, et que tu as vu les autres films il y a plus de six mois (surtout là, pour la deuxième partie d'un même tome !), t'as intérêt à bien t'accrocher à ton slip pour tout comprendre. Notamment pour te souvenir de tous les personnages. En fait, il y a une quantité impressionnante de personnages dans la version littéraire, et ils sont tous utiles ; sauf qu'à l'image, on n'a pas le temps de s'attarder sur chacun, cette quantité ne d'adapte pas bien, cinématographiquement parlant.
Alors après, sur une série comme ça, ça peut être normal que chaque film ne fonctionne pas seul. Mais comme certains éléments de ladite série ont été mal faits (grands dieux, le sixième...)... Il y a des personnages, je crois, qui n'ont jamais été présentés tout au long des huit films (je pense à Tonks par exemple ; je ne suis pas sûre de moi, mais je n'ai pas forcément envie de tous me les retaper pour vérifier... surtout le sixième, bonté divine...) Bref, du coup, ça manque un peu de cohérence et de linéarité. Enfin c'est toujours mieux que le sixième hein, n'exagérons rien !
Mais du coup, ça bouffe un peu les instants d'émotion. Comme on n'a pas eu le temps de s'attarder sur Fred, ben sa mort est vachement moins émouvante que dans le livre (ouh la la, spoiler...). Ça donne l'impression que Yates a voulu aller à l'essentiel du bouquin, et qu'encore une fois, il n'a pas eu assez de temps. Mais bordel, on n'allait quand même pas le découper en cinq morceaux, ce tome !
C'est donc dans sa globalité que ce livre est difficilement adaptable, cinématographiquement. Et de ce fait, que le film est difficilement critiquable, bloggeekement. On ne peut pas le juger en tant que tel, parce qu'il ne se suffit pas à lui même, mais ce serait injuste de juger en tenant compte du livre. Quand je parle de Sleepy Hollow, je ne considère pas la nouvelle de Washington Irving.
Parce que l'histoire du tome 7, elle déchire quand même assez sa mémé, à mon sens. Mais ici, elle est incomplète (il me semble qu'il manque quelques explications quant à l'histoire autour de Grindelwald), encore une fois parce que Yates est allé à l'essentiel. C'est dommage.

Après, au niveau de la réalisation en elle même, de l'image, de l'ambiance, des enchaînements de plans, ça passe bien, c'est fluide, c'est correct, ça fait joli dans les yeux. Et on ressent des trucs quand même, malgré les instants d'émotion tronqués par le temps limité. C'est pour ça que ça vaut la moyenne (pour ça, et aussi parce que je suis gentille). C'est pour ça que, comme je le disais au début, j'ai envie de mettre 5,5 à celui ci, et 6 au premier, parce que le premier était un peu meilleur (et surtout, il avait le passage animé du conte, avec lequel je suis trop in love.)

Dernier point tout de même avant de conclure : l'épilogue "19 ans après" n'était déjà pas nécessaire dans le livre. Alors là, pour une fois, on aurait aimé que le film ne respecte pas le bouquin et zappe ce passage. D'autant que Daniel Radcliffe et consorts, en adultes de bientôt quarante piges, ne sont pas crédibles pour deux sous. Ou alors il aurait fallu préciser : "19 ans après (pendant lesquels ils ont tous pris un bon élixir de jouvence dont on voudrait tous la recette)".

Allez, je reste sur mon 5,5/10 pour la deuxième partie de ce septième opus (c'est bien parce que c'est pas comme si c'était long à dire). Et sur ce, je m'en vais retourner à la lecture en VO de Harry Potter & the Chamber of Secrets. Et puis ce soir à la télé, y a Harry Potter & the Goblet of Fire.

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