vendredi 25 mars 2011

True Grit : mon humble avis

Ces derniers mois, il y avait plusieurs films que je voulais voir. Dans un premier temps, je n'avais le temps et les moyens que pour en voir un seul. J'avais fait mon choix sans aucune hésitation : Le Discours d'un Roi.
Et le Printemps du Cinéma est arrivé. La place à 3.50 dans tous les cinémas de France pendant trois jours, ça ne se refuse pas ! Donc je suis allée voir le film qui était second sur ma liste de priorités : True Grit.
Alors d'abord un petit synopsis et tout le tralala, et ensuite, ce que j'en ai pensé.


1870, juste après la guerre de Sécession, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain. Seule au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d'or par le lâche Tom Chaney. L'assassin s'est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n'obéit qu'à son code d'honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l'étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l'amour...

De Joel & Ethan Coen
Avec Jeff Bridges, Matt Damon, Hailee Steinfeld...




J'aime les films de genre. Les films pour lesquels on ne se demande pas si c'est une romance ou un film d'horreur, puisque de toute façon c'est une comédie musicale ; pour lesquels on ne se demande pas si c'est un drame ou un conte, puisque de toute façon c'est un biopic historique ; pour lesquels on ne se demande pas si c'est un film d'action ou une comédie, puisque de toute façon, c'est un western. Il y a quelques genres cinématographiques, comme ceux là, qui surpassent les autres au moment de poser une définition générique. Et même si le cinéma ne pourrait être composé que de ceux là, cela fait du bien d'en voir un de temps en temps, c'est presque rafraichissant !
C'est le cas de True Grit. Les frères Coen nous crient "WESTEEEEERN !", et hop, on monte sur le dos d'un cheval, et on part avec eux.

Pourtant, j'ai parfois un peu de mal avec les frères Coen. Je me souviens notamment de Burn After Reading, qui m'avait tout à fait ennuyée. Et les premières minutes de Ladykillers m'avaient semblé plutôt mal foutues. Bref. Je ne suis pas là pour refaire toute la filmographie de Joel & Ethan. J'en reviens donc à True Grit.

Le jeu d'acteurs ? Prestations à saluer, indéniablement. Même si l'accent de cowboy texan, c'est définitif, je ne m'y ferai pas - quoique plus rien ne me choque, dans ce domaine, après Brokeback Mountain. Enfin la moustache de Matt Damon, quand même... Bref, je m'égare. Ce qu'il faut retenir, de toute façon, de ce jeu d'acteurs, c'est que le type chargé du casting de la gamine a bien fait son boulot. Hailee Steinfeld a, espérons le, un bel avenir devant elle.

Le scenario et la construction narrative. Ça fonctionne. Pas de fioritures, pas d'égarement. Le film commence par la voix off du personnage principal qui nous propose de nous raconter son histoire, on conclue par la même voix off en guise d'épilogue, c'est cohérent. Pas hyper original, mais correct. La fin, particulièrement, est appréciable, une fin qui se situe dans un juste milieu, ni dramatique ni happy end - je ne veux pas spoiler, je n'en dis pas plus. Mais j'aime ces fins là.

En fait, de manière générale, je n'ai pas noté de grosse erreur dans le film. Parce que même visuellement, c'est super bien foutu. Cela n'agresse pas, ne fatigue pas les yeux, les plans s'enchainent de manière à nous laisser respirer quand il le faut, et ce tout en répondant toujours très bien aux codes du western. Les frères Coen semble maitriser à merveille les subtilités de l'image, pour nous faire comprendre ce qu'on doit comprendre, nous faire aimer ce qu'on doit aimer, nous faire vivre ce qu'on doit vivre.

Bien, à l'heure où j'écris ces lignes, il est une heure passée, et je tombe de sommeil. Alors ne m'en veuillez pas si je ne vais qu'à l'essentiel et que je finis de manière un peu abrupte par une note, comme à mon habitude : 8.5/10

1 commentaires:

Chris a dit…

ca donne envie de voir le film