mardi 1 février 2011

Le cinéma franco-français #2

Les mecs, j'ai une nouvelle théorie. Même deux en réalité. Mais elles sont liées. 'fin vous allez comprendre. 'fin si vous lisez. Sinon, bof.

BREF !

Le 13 décembre dernier, je vous parlais, de maniere somme toute peu académique, du cinema franco-français. Et de Karin Viard. Eh bien voici ma nouvelle théorie : Kristin Scott-Thomas serait l'anti- Karin Viard.

Mais comme vous l'avez remarqué dans mes posts précédents, j'aime bien expliquer les chemins que mon esprit a pris pour arriver à ses théories. Alors voilà : j'ai vu tout à l'heure la présentation du film qui passera sur France 3 jeudi soir : Il y a longtemps que je t'aime. Ce film, je l'ai vu au cinema quand il est sorti, et contrairement à ce que son titre et son synopsis pourraient laisser entendre, ce n'est pas un film franco-français. Dingue ! Mais pourquoi ?

Alors j'ai commencé à réfléchir : mais comment diable se fait-il que ce film ne pue pas le franco-français à mille lieues ? Et la réponse, en réalité, elle a son visage en gros sur l'affiche du film. Kristin Scott-Thomas. Je ne sais si c'est son charme britannique, son léger accent, le fait qu'on la voit aussi à l'affiche de films hollywoodiens... ou que sais-je encore, mais si Karin Viard est l'assurance d'un franco-français, Kristin Scott-Thomas, elle, serait l'assurance d'éviter le franco-français. C'est génial !

Cette theorie commençant à germer dans mon cerveau, j'ai voulu examiner la filmographie française de Kristin : 2010, Crime d'amour ; 2008, Largo Winch ; 2006, Ne le dis à personne ; 2004 Arsène Lupin... Et c'est là, entre ces deux derniers exemples, que j'ai vu l'ombre, sur le tableau de ma théorie (oui, j'ai toujours, au dessus de mon lit, un grand tableau noir sur lequel j'établis mes théories, avec des schémas, des flèches... - non, c'est faux - mais je devrais) : La Doublure.

A 22h16 heure locale, je trouvais ce contre-exemple. A 22h17 heure locale, je refusais qu'un seul fucking contre-exemple (avec Daniel Auteuil en plus !) puisse pourrir toute ma jolie théorie. Alors j'ai cherché. J'ai cherché à comprendre. J'ai cherché à savoir si la Doublure était vraiment un film franco-français.
La réponse est oui. La Doublure est un film franco-français. Mais un film franco-français qui a l'excuse suprême du film franco-français : le François Pignon de Francis Veber. (D'ailleurs, notez : FRANCOIS Pignon, FRANCIS Veber, FRANCO-FRANCAIS. Coincidence ? I think not !) Autrement dit, seul Veber peut utiliser le schéma franco-français, en calant son Pignon, et paf, c'est plus franco-français ! Enfin si, dans l'absolu, c'est toujours franco-français, mais ça a le droit ! Ca a le droit, putain !

Donc suivant cette logique, Kristin Scott-Thomas a le droit de jouer dedans aussi ! Presque comme si Veber nous narguait d'ailleurs ! "Moi j'ai Pignon, j'peux faire tous les franco-français que je veux ! Et j'peux meme faire jouer Scott-Thomas, l'assurance anti-franco-français ! Haha, vous l'avez dans le cul, mes p'tits potes !" Cette arrogance me détruit...



Bon ben voilà... A force de ne parler que de cinema, je sens que je vais devoir redéfinir ce blog moi...

3 commentaires:

Lilypomm a dit…

Bon, déjà, je te l'ai dit, tu es givrée.

Ensuite, ta théorie tient presque la route. Si ce n'est que tu as trouvé une manière toute pourrie d'échapper à ton contre exemple. C'est la honte sur toi.

Elixir a dit…

Non, c'est pas une maniere toute pourrie d'échapper à mon contre-exemple. Mon contre-exemple m'a juste permis de mettre le doigt sur une autre theorie. Et excuse moi, mais la deuxieme theorie se tient aussi !

Tibou a dit…

Ben moi j'aime bien tes deux théories. Mais La Doublure est tellement un film franco-français que je sais pas si on peut pardonner à Kristin Scott-Thomas. Même si elle a le droit d'y jouer, je sais pas, il y a l'honneur qui est en jeu aussi....