Ce matin, au petit-déjeuner, je me suis dit : "Tiens, si j'allais voir sur allocine.fr ce qu'il y a en ce moment au cinema."
Bien mal m'en prit !
www.allocine.fr > Tous les films à l'affiche
Généralement, je ne regarde que les deux premières pages dans cette catégorie, après, les films qu'on y trouve sont peu diffusés, et j'ai alors peu de chances de trouver un film répondant aux critères suivants :
- un film qui m'intéresse
- suffisamment diffusé pour apparaitre dans la grille d'un cinema qui fait de bonnes réduc' 'moins de 26 ans' pas trop loin de chez moi
- et qui ne soit pas déprogrammé avant que j'aie eu le temps d'aller le voir.
Bref, tout ça pour dire que les deux premières pages suffisent, généralement.
Mais quelle ne fut pas mon horreur ! Sur les 20 films que représente cette palette, 13 films français.
Diantre, j'entends déjà se lever les ardents défenseurs du cinéma français (si, si, ça existe) ! Attendez, attendez, laissez moi parler, enfin !
Non, soyons clairs, je n'ai rien contre le cinema français. Mais je déteste par-dessus tout le cinéma franco-français (la nuance est capitale). Et sur les 13 dont je parlais tout à l'heure, il y en a au moins 9 qui, rien qu'à voir l'affiche, puent déjà de tout ce qui fait le cinema franco-français.
"Mais qu'est-ce que le cinema franco-français ?" me direz-vous. Quand on me pose cette question, j'ai l'habitude de choisir la réponse facile, pour ne pas me perdre en longues argumentations : "C'est un film avec Karin Viard ou avec Kad Merad. Ou pire : les deux."
Par chance, je n'ai pas en tête de film où ils aient joué tous les deux. Mais je lance un appel à qui voudrait réaliser une parodie de film franco-français : votre casting est déjà tout trouvé.
Car le propre du cinema franco-français, c'est avant tout les acteurs. Vous savez, ce genre de films où on dit à son voisin au milieu du film (parce que de toute façon, c'est pas l'intrigue qui vous tient en haleine hein...) : "Je l'ai déjà vu quelque part ce type. Mais siiiii ! Tu sais, il a joué dans un film avec Karin Viard... Mais siiiii ! Il jouait son mari... Rha merde, c'est quoi son nom ?"
En fait, le cinema franco-français, c'est comme un jeu entre le film et le spectateur, où tu dois retrouver le nom de tous les acteurs avant le générique de fin. Et si tu gagnes, t'as le droit de quitter la salle avant la fin du film. Parce qu'au fond, c'est un peu le seul truc qui te fait rester sur ton siège.
Parce que la seconde caractéristique du cinéma franco-français, c'est bel et bien l'intrigue.
Souvent, c'est des histoires de gens comme vous et moi (enfin non, pas trop comme moi quand meme...) à qui il arrive des trucs pas intéressants.
Ah si tiens ! En cherchant un truc, je tombe sur un film dans lequel ont joué ensemble Karin Viard et Kad Merad ! Ah les amis ! Je crois qu'on tient notre gagnant ! Ca s'appelait La Tête de Maman, en 2007.
Bref, l'intrigue, j'y reviens. L'intrigue d'un film franco-français, c'est une histoire de potes, une histoire de couple, une histoire de famille... Une histoire de cul aussi, bien souvent. ces intrigues ont cette fabuleuse particularité de ne vous emmener nulle part, si ce n'est vous ramener chez vous (soit parce que ça vous rappelle une histoire qui vous est arrivé il y a deux ans, soit parce que vous préférez quitter la salle obscure pour rejoindre votre chat qui, somme toute, a bien plus de personnalité que les personnages du film).
Ce qui fait un film franco-français également, c'est le genre. Un bon film franco-français qui se respecte sera généralement une comédie, ou pire encore : une comédie dramatique !
"Comédie dramatique", c'est une sorte de dénomination générique fourre-tout, qui ne veut pas dire grand chose. Dans le cinéma franco-français, en vérité, ça veut dire : "Bon, les mecs, le prenez pas mal, mais on peut pas appeler ça un drame. C'est pas franchement grave ce qui leur arrive, à Antoine et Babette là ! Alors moi j'propose qu'on cale deux-trois vannes pas droles pour justifier le terme 'comédie' et allez hop, on estampille ça 'comédie dramatique'." C'est triste.
Bien, pour conclure ce post, je veux quand meme rappeler que tous les films français ne sont pas nécessairement franco-français. Il y a même de très bons films français, ça existe ! Il y a même de bons films avec Kad Merad ! (Bon, je n'en ai qu'un seul en tête, là tout de suite, mais je mets au pluriel parce que j'aicet espoir presque contre-nature qu'il en existe d'autres.) Peut-être même qu'il y a de bons films avec Karin Viard ! (Là, j'exagère peut-être quand même. Enfin disons que j'ai en tête, actuellement, un film pas trop mal où elle tient un tout petit role, mais je ne suis pas sûre que ça compte.) Bref, tout ça pour dire qu'il ne faut pas généraliser et rejetter tout en bloc. D'autant qu'il y a des films hollywoodiens dignes de ce qu'on fait ici...
Et pour ceux qui chercheraient encore le nom de cet acteur qui a joué avec Karin Viard... mais siiiiii ! qui jouait son mari, peut-être pensez-vous à Pascal Elbé ?
lundi 13 décembre 2010
lundi 6 décembre 2010
Harry Potter and the Deathly Hallows - Part 1 - mon humble avis
Bon, vous le savez, je ne vais pas très souvent au cinema, par manque d'argent ; mais hier soir j'avais besoin de me changer les idees, alors je me suis dit : "4,20 € pour voir si Harry Potter 7 (part 1) est moins pourri que les autres, allez hop !"
Et une demie-heure plus tard, j'étais dans la salle, les bandes-annonces commençaient.
D'ailleurs, question à ceux qui vont souvent au cinema : j'ai l'impression qu'il y a de moins en moins de bandes-annonces et de plus en plus de publicités, est-ce une impression, est-ce parce que c'était Harry Potter, ou est-ce un fait général qui envahit les salles obscures ?
Bref, évitons les digressions, allons à l'essentiel.
D'abord, comme le veut la tradition, un semblant de synopsis et une affiche, bim !
Le pouvoir de Voldemort s'étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d'espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix.
Réalisé par David Yates - Avec Daniel Radcliffe, Ruppert Grint, Emma Watson, Alan Rickman, Helena Bonham Carter...
Alors première chose à savoir, c'est que c'était le premier Harry Potter que je voyais en VO. Eh bien c'était quand meme plutot une bonne idee. Parce que j'ai longtemps bavé sur le manque de talent des comédiens. Mais une grande partie de leur médiocre prestation apparente vient aussi de la version française. Enfin ne nous méprenons pas, je ne dis pas que ce sont de bons acteurs, mais sur l'échelle du mauvais, ils passent du 'pitoyable' au 'regardable'. Pour la petite anecdote, le comédien qui remplace Harry quand il boit du polynectar pour aller au ministère de la magie joue mieux que Daniel Radcliffe. Tout est dit.
Mais ne nous attardons pas plus sur le jeu d'acteur.
Pour qui a vu Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé (le 6e volet), sachez que vous avez vu le pire Harry Potter. Peut-être même l'une des pires productions de la Warner de ces 20 dernières années.
Non, sincèrement, cette premiere partie du 7e volet ne se tient pas trop mal. Et justement, d'ailleurs, parce que c'est une première partie. A savoir que David Yates a pu prendre son temps, ne pas tout balancer en vrac, n'importe comment, et balancer des scènes qui n'existent pas parce que ça manquait d'action à cet endroit-là.
Non, ici, on a le sentiment que Yates, ayant devant lui quelque cinq heures de film au total, a un peu plus conscience de ce qu'il fait, qu'il maitrise un peu mieux son film au niveau du rythme et de la fluidité. Bon, il y a des erreurs par ci par là, évidemment, mais dans l'ensemble, sans être une leçon de cinema, ça se tient à peu près.
Ensuite, c'est bête à dire, mais il n'y a pas grand chose à ajouter : pour le look, l'ambiance du film, tout le travail a déjà été fait sur les précédents volets. Quant à l'histoire en elle-même, c'est à J.K. Rowling que l'on doit tout, donc inutile de s'attarder.
Inutile de s'attarder, d'autant plus que je suis incapable de parler de l'adaptation, puisque je ne me souviens pas assez du livre pour ça. A chaque fois que je vois un Harry Potter, d'ailleurs, je ne suis ni de ceux qui découvrent, ni de ceux qui peuvent juger de l'adaptation, c'est un peu triste. Un jour, ma foi, quand j'aurai le temps, il faudra que je relise la série. Mais en anglais, tiens, cette fois ! Ce sera plus rigolo !
Alors pour conclure, comme d'habitude, une petite note sur 10... Je dirais tout juste au-dessus de la moyenne, 5,5. Enfin 5 pour un film somme toute assez moyen, et un demi-point bonus pour l'évolution positive par rapport au volet précédent.
Ah, et une petite anecdote pour les cinéphiles : quand on dit que les castings de Sweeney Todd et de la série Harry Potter sont calqués (Helena Bonham Carter, Alan Rickman, Timothy Spall), sachez qu'ils ont poussé le vice jusqu'à engager Jamie Campbell Bower (Anthony, le marin dans Sweeney Todd) pour jouer le jeune Grindelwald.
Et une demie-heure plus tard, j'étais dans la salle, les bandes-annonces commençaient.
D'ailleurs, question à ceux qui vont souvent au cinema : j'ai l'impression qu'il y a de moins en moins de bandes-annonces et de plus en plus de publicités, est-ce une impression, est-ce parce que c'était Harry Potter, ou est-ce un fait général qui envahit les salles obscures ?
Bref, évitons les digressions, allons à l'essentiel.
D'abord, comme le veut la tradition, un semblant de synopsis et une affiche, bim !Le pouvoir de Voldemort s'étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d'espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix.
Réalisé par David Yates - Avec Daniel Radcliffe, Ruppert Grint, Emma Watson, Alan Rickman, Helena Bonham Carter...
Alors première chose à savoir, c'est que c'était le premier Harry Potter que je voyais en VO. Eh bien c'était quand meme plutot une bonne idee. Parce que j'ai longtemps bavé sur le manque de talent des comédiens. Mais une grande partie de leur médiocre prestation apparente vient aussi de la version française. Enfin ne nous méprenons pas, je ne dis pas que ce sont de bons acteurs, mais sur l'échelle du mauvais, ils passent du 'pitoyable' au 'regardable'. Pour la petite anecdote, le comédien qui remplace Harry quand il boit du polynectar pour aller au ministère de la magie joue mieux que Daniel Radcliffe. Tout est dit.
Mais ne nous attardons pas plus sur le jeu d'acteur.
Pour qui a vu Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé (le 6e volet), sachez que vous avez vu le pire Harry Potter. Peut-être même l'une des pires productions de la Warner de ces 20 dernières années.
Non, sincèrement, cette premiere partie du 7e volet ne se tient pas trop mal. Et justement, d'ailleurs, parce que c'est une première partie. A savoir que David Yates a pu prendre son temps, ne pas tout balancer en vrac, n'importe comment, et balancer des scènes qui n'existent pas parce que ça manquait d'action à cet endroit-là.
Non, ici, on a le sentiment que Yates, ayant devant lui quelque cinq heures de film au total, a un peu plus conscience de ce qu'il fait, qu'il maitrise un peu mieux son film au niveau du rythme et de la fluidité. Bon, il y a des erreurs par ci par là, évidemment, mais dans l'ensemble, sans être une leçon de cinema, ça se tient à peu près.
Ensuite, c'est bête à dire, mais il n'y a pas grand chose à ajouter : pour le look, l'ambiance du film, tout le travail a déjà été fait sur les précédents volets. Quant à l'histoire en elle-même, c'est à J.K. Rowling que l'on doit tout, donc inutile de s'attarder.
Inutile de s'attarder, d'autant plus que je suis incapable de parler de l'adaptation, puisque je ne me souviens pas assez du livre pour ça. A chaque fois que je vois un Harry Potter, d'ailleurs, je ne suis ni de ceux qui découvrent, ni de ceux qui peuvent juger de l'adaptation, c'est un peu triste. Un jour, ma foi, quand j'aurai le temps, il faudra que je relise la série. Mais en anglais, tiens, cette fois ! Ce sera plus rigolo !
Alors pour conclure, comme d'habitude, une petite note sur 10... Je dirais tout juste au-dessus de la moyenne, 5,5. Enfin 5 pour un film somme toute assez moyen, et un demi-point bonus pour l'évolution positive par rapport au volet précédent.
Ah, et une petite anecdote pour les cinéphiles : quand on dit que les castings de Sweeney Todd et de la série Harry Potter sont calqués (Helena Bonham Carter, Alan Rickman, Timothy Spall), sachez qu'ils ont poussé le vice jusqu'à engager Jamie Campbell Bower (Anthony, le marin dans Sweeney Todd) pour jouer le jeune Grindelwald.
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