Mes amis, il faut que je vous fasse part d'une petite aventure qui m'est arrivée aujourd'hui.
Alors avant toute chose, il faut bien que vous compreniez qui est ma prof de design d'espace (vous verrez, ça peut servir) : une espèce en voie de disparition de souris à lunettes qui, de son propre aveu, ne fait que dormir et travailler dans la vie - la pauvre. Mais c'est surtout une personne qui n'a absolument aucun respect pour ses élèves, et aucun savoir vivre de manière générale. Et un souci récurrent avec l'orthographe dans ses sujets...
Ce matin, donc, elle était absente pour la deuxième fois depuis septembre, à une semaine du rendu d'un gros projet, sur lequel on pouvait légitimement avoir des questions à lui poser (d'autant plus qu'elle change les consignes et contraintes du sujet chaque semaine, alors on aurait aimé savoir quelle était sa nouvelle lubie !). Une dizaine de minutes après ce qui aurait dû être le début du cours, une secrétaire arrive donc pour nous informer de son absence, et revient un moment après avec les photocopies du mail que la prof a envoyé, nous faisant part de choses que l'on savait déjà.
Et c'est de ce mail que je veux vous parler : plus de quinze fautes d'orthographe sur une demi page de texte. Et pas des petites fautes sur des mots compliqués qu'on ne sait pas toujours comment écrire. Non non, des fautes d'accord de féminin ou de pluriel, des participes passés à la place d'infinitifs...
Ceux qui me connaissent le savent : j'ai un profond respect pour la langue française et un amour immense pour l'esthétique du verbe. Vous comprendrez donc à quel point j'ai été choquée - et je n'étais pas la seule à l'être. Car c'est à mon sens une preuve de plus du manque de respect qu'elle a à notre égard. Et puis franchement, de la part d'une enseignante...
Alors après concertation avec mes collègues, j'ai pris mon stylo rouge, et j'ai corrigé les fautes une à une. Et je suis allée déposer le papier dans le casier de madame, sans plus d'explications et sans signature. Dans mon esprit à ce moment-là, je me disais : "Si elle demande de qui ça vient, pas de souci, je me dénoncerai et je lui dirai en face ce que j'en pense." Et puis j'ai réfléchi : si elle demande de qui ça vient, alors cela veut dire qu'elle n'a aucune honte de ce qu'elle a écrit, et alors la langue française est définitivement perdue.
Affaire à suivre...
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3 commentaires:
Oué kel nuL !
C’est honteux. Au fait, mon téléphone filtre automatiquement les verbes comme « payer une bière » s’ils ne sont pas conjugués à la première personne.
Ced > Ca fait mal aux yeux ça... Heureusement que c'est toi, sinon je serais obligée de supprimer le commentaire !
Unter > Mais... Mais... T'avais promis ! é_è
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