Le vrai parisien qui se respecte, avec son pass navigo (appelé aussi "sale parisien de mes deux" par ces connards de provinciaux), n'a peur de rien. Et surtout pas du métro qui s'arrête au milieu de sa course, encore à moitié dans le tunnel.
Moi j'ai peur. Quand le métro s'arrête, qu'il n'est pas entièrement à quai, que les lumières s'éteignent en partie et que le bouton pour ouvrir les portes ne fonctionne plus, j'ai peur. Et pour ne rien vous cacher, je commence même à imaginer un scénario de film catastrophe : soudain, une grande secousse et un bruit assourdissant ; des cris de panique. Puis un silence inquiétant qui dure des heures...
C'est à ce moment de mon imagination que je commence à observer mes éventuels compagnons d'infortune. Et je me demande alors qui du cadre aux temps grisonnantes, de la bourgeoise trop maquillée, du petit vieux à la veste écossaise ou du petit couple qui n'arrête pas de s'embrasser tombera en premier quand on commencera à manquer d'oxygène. Pourquoi pas moi après tout ?
Et c'est en voyant le visage parfaitement serein de mes pseudo copains de galère que je me rends compte qu'il n'y a peut-être pas lieu de s'inquiéter. Parce que pour les parisiens pure souche qu'ils sont, cet arrêt est on ne peut plus banal... C'est tout juste s'il n'apparait pas sur le plan, à leur sens !
Et en effet, le trafic reprend, comme si de rien n'était.
Non, je ne suis pas encore une vraie parisienne...
samedi 3 octobre 2009
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1 commentaires:
Y pas vraiment besoin d'être parisienne pure souche pour garer son calme dans ces cas là. Il suffit surtout d'y vivre depuis suffisement longtemps... ;)
Mais je ne t'en veux pas. D'ailleurs, je me vengerais pour l'autre chose l'an prochain!!!
Contente d'avoir trouver ton blog tiens...........
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