mercredi 14 octobre 2009

IKEA, par amour du goût

Vous l'avez sans doute lu, au moins parcouru, l'évènement littéraire de cet été. Moi, je l'ai lu, relu, et décortiqué pour vous servir ce soir...

LA CRITIQUE LITTERAIRE DU CATALOGUE IKEA 2010



Déception, c'est le premier mot qui m'est venu à la fin de ma lecture. J'ai refermé l'ouvrage avec un goût amer dans les yeux...

D'abord l'intrigue : rien de très innovant par rapport aux tomes précédents. On se lasse de relire toujours un peu les mêmes histoires. Et puis toujours cette ambiance de huis clos... L'idée d'enfermement est bien retranscrite, mais déjà vue et revue...

Les personnages ensuite. A la fois trop nombreux et trop absents ! C'est dingue comme on peut être mauvais de manières si contradictoires ! Ils apparaissent les uns après les autres, comme ça, soudainement, sans que l'on comprenne pourquoi, et repartent aussitôt sans même que leur nom ait été mentionné ! Et de leur nombre et de leur présence si peu travaillée découle un seul et même défaut qui rend le livre mauvais à lui seul : on ne retient pas les personnages, on n'a pas le temps de les prendre en sympathie, de s'attacher à eux... Comme si chaque personnage n'était qu'un outil, qu'un élément de décor !
C'est triste d'avoir si peu de respect pour les protagonistes que l'on crée !

Allez, pour finir, un mot sur le rythme, même si ce dernier ne rattrape en rien les critiques négatives énoncées plus haut.
Car il est très inégal ! Par moments, on a l'impression que tout va très vite, on ne suit plus trop l'intrigue, et puis d'autres fois (le plus souvent en réalité), le rythme ralentit et on s'ennuie, notamment sur un long passage de la page 208 à la page 262. Plus de cinquante pages d'ennui, ça a de quoi décourager ! Mais le rebondissement de la page 262 nous remotive : on constate que le chat n'a pas totalement pourri les perles, alors on est content, on a envie de finir !
Et puis surprise : vers la page 300 à peu près, l'intrigue se transforme en polar ! Alors on ne comprend pas ! On est désarmé !
Et enfin, on arrive au dénouement, avec l'impression qu'il ne s'est rien passé... Et sans vouloir être désagréable, l'impression d'avoir perdu son temps.

Voilà, vous l'aurez donc compris, le best seller (puisque gratuit) de l'été est un navet que je déconseille de lire.

Enfin, sauf si c'est juste pour acheter le fauteuil Kriegeblück...


L'avantage de cette critique, c'est que personne ne sera assez taré pour faire une critique contradictoire !

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